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Décembre 2016 - Bourse

Interview de marc Fiorentino : Bilan et perspectives pour 2016

Découvrez l’analyse de Marc Fiorentino qui revient sur les grands évènements qui ont marqué l’actualité économique en 2015 : Taux négatifs, banques centrales, chute du pétrole, éclatement du concept des BRIC, jusqu’à l’écrasante domination américaine dans les nouvelles technologies. Tour d’horizon des moments forts de l’année économique.


Depuis plus de deux ans, nous sommes dans un contexte de taux extrêmement bas, est ce que cela peut être bénéfique pour l'économie ?

La baisse des taux a eu des conséquences extrêmement positives. Nul doute sur la question. Que ce soit pour le taux d’emprunt de certains états européens encore surendettés et au bord de la faillite il y a 5 ans ou que ce soit pour les entreprises qui ont accès à des financements dans des conditions privilégiées. Toutefois, les taux négatifs induisent des comportements dont on ne mesure pas bien encore les conséquences. Ils envoient notamment un signal psychologique extrêmement négatif sur les perspectives de croissance et alimentent les craintes de déflation. Une conséquence positive c’est la baisse de l’euro. D’ailleurs par le passé, les seules fois où l'on a connu des taux historiques, c’était dans des pays qui souhaitaient lutter contre la spéculation à la hausse sur leurs devises, comme en Suisse par exemple. Les taux négatifs viennent des pratiques du marché des changes, il est donc normal qu’ils aient une conséquence sur le marché des changes. On peut néanmoins avoir des doutes sur la nouvelle salve de mesures de la Banque Centrale Européenne. Les entreprises ne veulent pas investir par manque de confiance dans l’avenir. Malgré des taux négatifs. Et ça va continuer. Tant que les réformes structurelles n’auront pas été faites. Les taux négatifs c’est comme l’austérité, si ce n’est pas accompagné de réformes structurelles majeures, cela ne sert à rien.

Quelle est votre position sur la politique monétaire qui a été menée par les banques centrales en 2015 ? Un relèvement des taux d’intérêts vous semble-t-il plausible pour le début 2016 ?

Les banques centrales ont retenu les leçons de la grande dépression des années 30 et n’ont pas refait les mêmes erreurs. Sans cette politique ultra agressive de baisse des taux et d’injections massives de liquidité, je n’ose même pas imaginer quel serait le taux de décroissance dans les pays développés et quel serait le pourcentage de déflation. Le problème c’est que cette politique ne peut pas durer éternellement car elle devient dangereuse en alimentant des bulles. Cette politique aurait dû s’accompagner de réformes structurelles qui, par exemple en France, ne se sont pas faites. Les taux vont progressivement remonter aux Etats Unis mais rester durablement très bas. Quant à l’Europe aucune hausse des taux courts n’est à prévoir pour 2016.

Le sujet des valorisations des sociétés de high tech suscite votre intérêt depuis de nombreux mois : avez-vous des conseils à donner aux investisseurs désireux d’investir dans ce secteur, notamment pour jouer les introductions en Bourse ?

Il y a eu une bulle délirante sur les biotechs. Il y a aujourd’hui une bulle sur les valeurs technologiques, surtout aux Etats-Unis. Une course à des licornes parfois totalement chimériques. Mais cette bulle commence à se dégonfler. On l’a vu récemment avec des introductions en Bourse qui ont dû être reportées comme celles de Deezer ou d’Oberthur. Le conseil que je donne aux investisseurs est simple : si une introduction en Bourse n’est pas à une valorisation attractive, n’y participez pas. Vous devez bénéficier d’une belle décote comme ça a été le cas en novembre aux Etats-Unis sur Square ou sur Match.com.

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Les métaux précieux sont pratiquement tous au plus bas en cette fin d’année : Est-ce le moment d’investir dans cette classe d’actifs ?

C’est un sujet complexe. Comme vous le savez, les métaux précieux, et l’Or en particulier, ont un double statut : ce sont des matières premières dont les cours sont liés à l’offre et à la demande, et avec la chute de la demande chinoise, le marché est déséquilibré durablement. Mais ce sont également des valeurs refuges. Or depuis quelques années, malgré des évènements dramatiques, les métaux précieux semblent avoir perdu ce statut. Je conseille aux épargnants d’avoir 3% de leurs actifs financiers en Or : c’est l’anxiolytique le moins néfaste pour la santé.

Coté pétrole, comment expliquez-vous la situation actuelle et quel est le rôle joué par l’Arabie Saoudite ? Investir dans le pétrole est-il aujourd’hui trop risqué ?

La chute du pétrole est un facteur fondamental tant économique que géopolitique. Un vrai «game changer ».La baisse du pétrole, 60% en 15 mois, a changé la face du monde. L’Arabie Saoudite lutte sur deux fronts en maintenant une production élevée malgré des cours bas : un front économique en fragilisant par ces cours les entreprises qui se sont montées aux Etats-Unis pour exploiter le gaz et le pétrole de schiste ; un front géopolitique en asphyxiant son ennemi direct, l’Iran, et son ennemi indirect, la Russie. Nous ne sommes pas loin de niveaux auxquels il faudra à nouveau investir dans le pétrole avec des Turbos Calls par exemple.

L’appellation BRIC a-t-elle encore un sens pour vous ? Pensez-vous qu’une reprise franche de la croissance chinoise est envisageable pour 2016 ?

J’ai, comme tout le monde, adopté l’appellation BRIC inventée par Goldman Sachs. Et je le regrette car mettre dans le même panier le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine était absurde. Aujourd’hui, le fantasme des pays émergents qui a tant excité les investisseurs pendant plus de dix ans est terminé. A part l’Inde pour l’instant, les pays émergents subissent de plein fouet le ralentissement de l’économie Chinoise et la baisse des matières premières. Là encore, il va falloir commencer à s’y intéresser dans quelques mois mais il est encore trop tôt. La croissance Chinoise ne rebondira pas car il y a une volonté politique de passer d’une économie basée sur des exportations et un surinvestissement artificiel vers un modèle plus équilibré avec une hausse de la consommation intérieure. Cette transition va encore demander quelques années.

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Quels enseignements peut-on tirer de l’écrasante domination américaine dans les nouvelles technologies?

Le premier constat à faire est que nous sommes dans un monde où il n'y a de la place dans chaque métier que pour une seule entreprise, le leader. Ces leaders raflent la mise mais surtout cela se traduit dans leurs valorisations. Prenez Facebook, dont la valorisation a dépassé les 300 milliards de dollars. La valorisation des Gafa (Google, Apple, Facebook, Alphabet) illustrent le nouveau paradigme d’une économie globalisée : winner takes all. Le gagnant remporte toute la mise. Il n’y a pas ou peu de places pour des challengers. Soit on est leader et on a une valorisation phénoménale soit on lutte désespérément et on finit par disparaître. Et pour celles qui visent le leadership, il faut aller vite, très vite. Et pour aller vite, il faut de l’argent, beaucoup d’argent.

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Tableau récapitulatif des positions* global macro de Marc Fiorentino en 2015:


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